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| Auteur : | Sujet: J'ai trouvé ça!..... | Bas |
| YaketiSax |
........je vous le laisse dans son "jus"!...... Si il y en a qui veulent le lire......... mardi 20 juin 2006, 13h30 Tabac et aides médica-menteuses Par Luc DUSSART, sa biographie Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole. Le Monde publie dans son numéro daté du 15 juin un intéressant billet de Sandrine Blanchard Médicaments : l'écrasante influence des laboratoires sur le rapport de la Mission d'information de la commission des affaires sociales du Sénat sur les conditions de mise sur le marché et de suivi des médicaments. Il montre combien nous sommes dépendants de l'industrie pharmaceutique, ce qui prévient la diffusion de solution non médicamenteuses de l'aide à l'arrêt du tabac. Zoomons ensemble à travers l'écran de fumée de la recommandation de palliatifs nicotiniques pour s'affranchir de la dépendance au tabagisme. Concernant les aides à l'arrêt du tabac, le dispositif en vigueur prévient de toute contestation. Les laboratoires pharmaceutiques ont réussi à verrouiller toute alternative à la prise en charge médicalisée de la cessation du tabagisme et à étouffer toute proposition alternative. Dans un encart, Sandrine Blanchard nous précise la réglementation en vigueur : {"Les demandes d'autorisation de mise sur le marché {{(AMM)}} d'un nouveau médicament sont examinées par les experts de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Chaque année, de 5 % à 10 % des demandes sont refusées. La commission de la transparence, rattachée à la Haute Autorité de santé, donne ensuite un avis consultatif sur la nécessité ou pas de rembourser ce médicament. Le Comité économique des produits de santé (CEPS) en négocie ensuite le prix avec le laboratoire, et l'assurance-maladie propose un taux de remboursement. Ces avis sont alors transmis au ministre de la santé, qui décide, in fine, de l'inscrïption ou non du produit sur la liste des médicaments remboursables."} Ce qui fait un trajet ressemblant au labyrinthe, avec cinq instances : - l'{{Afssaps}} - ou bien l'agence européenne du médicament (EMEA) - qui délivre une AMM ; - la {{Haute Autorité de santé (HAS)}}, qui évalue le service médical rendu (SMR) et l'amélioration du service médical rendu (ASMR) des médicaments afin de proposer un niveau de remboursement ; - le {{Comité économique des produits de santé (CEPS)}}, qui négocie le prix des médicaments ; - l'{{Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam)}} chargée de fixer le taux de remboursement ; - enfin, {{le Gouvernement}}, auquel il revient d'inscrire le médicament sur la liste des produits remboursables. L'AFSSAPS s'assure que le produit n'a pas d'effets néfastes. Le cas échéant, {cela ne constitue {{pas une preuve}} par ses soins que le produit présente une efficacité thérapeutique}. Il est à noter que dans ce dispositif institutionnel rien ne prévoit, une fois l'AMM délivrée et à défaut de notifications négatives des prescrïpteurs, de vérifier les allégations des laboratoires {{"dans la vie réelle"}}. Ainsi un médicament peut être durablement prescrit sans qu'il ait un quelconque effet thérapeutique. Des vagues de galéniques sont ainsi régulièrement déremboursées. Seule une association type Loi 1901, l'Association Prescrire s'efforce de dénoncer cette lacune qui contribue au trou abyssal de la Sécurité sociale malgré les abondements répétés prélevés sur les salaires. La revue Prescrire tente, avec les maigres moyens provenant de ses seuls adhérents, de contester l'autorité du Vidal, qui est soutenu financièrement par les laboratoires pharmaceutiques. Il serait théoriquement du ressort de la Haute Autorité de Santé de se préoccuper du service médical rendu. Avec sa centaine de millions d'euros de budget, face au marketing massif des industriels, elle se limite aux médicaments remboursés : les médicaments non remboursés ont peu de chance d'être examinés. Nous leur avons demandé de mener une étude : nous avons été orienté vers les associations de défense des consommateurs ou... des non-consommateurs de tabac. Si un tel examen était mené, le taux d'arrêt à 12 mois avec les palliatifs nicotiniques étant de : - {{9 %}} : Mankani et al. Journal Occup Environ Med, 1196; 38 :184-9), - {{10 %}} : A Randomized Trial of Nortriptyline Combined With Transdermal Nicotine for Smoking Cessation; Allan V. Prochazka, MD, MSc; Steven Kick, MD, MSPH; Connie Steinbrunn; Thomas Miyoshi, MSW; George E. Fryer, PhD Arch Intern Med. 2004;164:2229-2233) ou, - {{11,2 %}} : référence citée dans la notice Nicorette° des laboratoires Pfizer dont les détails sont consultables sur le site de Metranep reprenant une plaquette promotionelle Mediquid, il n'est pas certain que ces prétendues aides médicamenteuses resteraient homologuées... Une étude menée en Ecosse a d'ailleurs montré l'absence de différence significative à long terme de l'utilisation de patchs nicotiniques (Yudkin, BMJ 2003 ;327 :28-29). Les gommes ne font pas mieux. Pour ma part, je déconseille cette stratégie, après avoir constaté qu'elle était plus un facteur de rechute qu'une aide réelle. Certains cas particuliers m'ont sévèrement questionné : je persiste à penser que dans aucune situation les aides nicotiniques ne m'ont paru pouvoir contribuer à l'affranchissement de la dépendance tabagique d'un fumeur en difficulté. Troisième étape : la fixation du prix. Je ne sais comment celui des timbres transdermiques et des gommes a été établi. Il est assez élevé, voisin de celui d'une consommation régulière de cigarettes. La nicotine est une molécule commune, assez économique à produire pourtant. Le Pr Molimard, figure de la tabacologie et ancien fumeur repenti, estime dans son ouvrage La Fume (Sides, 2003) à 0,40 euro ce qui serait nécessaire à un traitement de 15 jours ({p. 239}). Je vous laisse faire le calcul de la marge réalisée sur le prix de la nicotine purifiée pour usage pharmaceutique. Cette marge permet de financer les conférences des tabacologues, comme la Conférence internationale francophone sur le contrôle du tabac (CIFCOT ) qui s'est tenue en septembre 2005 à Paris à la Maison .. {{de la Chimie}} (ça ne s'invente pas !). Et une promotion télévisée aux heures de grande écoute ... et les actions d'associations de médecins comme Tabac et liberté à Toulouse. Comment peut-on penser qu'un médecin obligé puisse critiquer son bailleur de fonds ? Il y a débat pour savoir à quel degré il conviendrait de rembourser les palliatifs nicotiniques, ce qui consititue les quatrième et cinquième étages de la fusée. Ils peuvent être gratuits dans les pharmacies hospitalières : je le comprends, car à défaut d'être utiles pour redevenir non fumeur dans sa tête, les palliatifs ont une utilité au décours d'accidents vasculaires : ils maintiennent la tension qu'un sevrage brutal de la nicotine fait naturellement baisser. Ils peuvent réduire aussi la consommation pour les patients atteints de pathologies pulmonaires. Par contre, la disponibilité gratuite de palliatifs auprès de fumeurs sains - {{car fumer ne saurait en soi être une maladie, c'est un comportement addictif qui induit des maladies à long terme}} - n'a pas fait la preuve de son efficacité. Les entreprises qui ont eu recours à cette option auprès de leur salariés ont été déçues. D'ailleurs le très prosélyte Office français de prévention du tabagisme (OFT) a cessé d'en faire la recommandation : les patchs marchent mieux quand ils sont coûteux pour le candidat à l'arrêt. Ceci s'explique très bien : ce qui est coûteux a plus de valeur, ce qui aide inconsciemment le fumeur dans sa "thérapie". Il est important qu'il croie à ce qu'il fait. Heureusement, l'État impécunieux a d'autres priorités et l'on peut raisonnablement espérer qu'il ne se laissera pas abuser par les sirènes des industriels. {{{La recherche d'alternatives pharmacologiques brevetables}}} La solution que cherchent les laboratoires est de développer des molécules plus actives, comme l'amphébutamone (marque Zyban°). On peut y trouver quelque utilité marginale, au prix de risques de complications sévères comme l'épilepsie. Plus une molécule est active, plus les risques d'effets collatéraux sont importants (le Zyban est sous surveillance de l'Afssaps). Mais si l'on arrive à développer une molécule permettant à un fumeur de cesser de fumer sans effort, sans avoir rien à faire, on peut toucher un sacré jackpot ! Si en même temps la molécule permet de cesser de fumer sans prendre de poids, alors super banco ! C'est dans cette phase de recherche active que nous nous situons, avec des tests sur des animaux de laboratoire. Le problème est que l'on a beaucoup de mal à rendre des animaux dépendants à la fumée de tabac : le Pr Molimard n'y est jamais parvenu. Mais si on arrive à trouver quelques cas où une nouvelle molécule a un intérêt (par ex. pour les schizophrènes), on l'introduit et ensuite on argumente pour élargir les recommandations, donc le potentiel commercial... Cela a conduit à des dérives condamnées par l'opinion publique, créant un sérieux discrédit sur les prestataires de santé. {{{Exigeons une étude "dans la vraie vie"}}} Il y a un autre point qui nous chagrine. Quand verra t-on en France, une étude sur des fumeurs français tout venant, ne fréquentant pas les centres hospitaliers où l'on fait les études cliniques sur des patients particulièrement atteints et non représentatifs de la population générale des fumeurs, et notamment des jeunes fumeurs ? Aucune comparaison indépendante des esperts médicaux, en vraie grandeur, des différentes approches thérapeutiques pour accompagner le fumeur durant son sevrage n'a encore été publiée en France. Une étude {{"dans la vraie vie"}}, qui compare non seulement le taux de succès à 12 mois mais aussi le confort de l'aide apportée le cas échéant, ne m'a jamais été communiquée. Saura-t-on un jour ce qu'il en est ? Les experts que l'administration de la Santé mobilise pour évaluer les protocoles {'de soin'} sont naturellement cooptés entre médecins. Médecins du secteur hospitalier généralement, médecins dont les recherches dépendent des subsides les laboratoires. {{Tant que l'on fera appel à des experts ne comprenant que la médecine, sans ne serait-ce qu'accepter la parole de scientifiques d'autres disciplines (comme la psychologie notamment), il y a peu de chance que l'on trouve autre chose qu'une vérité exclusivement médicale.}} {{{Un dernier verrou pour être sûr que l'information gênante ne se diffuse pas}}} Enfin citons un dernier verrou : les publications faisant référence pour les autorités de santé sont contrôlées économiquement par les laboratoires. Le Pr Molimard site un cas précis de {{censure}} de travaux n'allant pas dans le sens souhaité par les industriels du médicament (La Fume, p. 258). Le fameux {Vidal}, qui est au médecin ce que le {Code civil} est à l'avocat ou la {Bible} au témoin de Jéhovah, est une publication commerciale. Tout est fait pour maintenir un épais rideau de fumée ((;-) au Pr Dubois) devant un mensonge par omission durable et dont les pauvres fumeurs paient malheureusement le prix. {p.s. Je ne suis sûr de rien et regrette si mes propos sans preuve {établie} dérangent. Je demande, comme tous mes confrères non médecins, qu'une étude indépendante soit conduite : on y verrait plus clair, non ? {{En attendant, on nous enfume...}}} http://fr.news.yahoo.com/20062006/326/tabac-et-aides-medica-menteuses.html | |||
| "Je ne veux pas lutter contre la cigarette, je veux vivre sans elle." |
| Marilyb Administrateur ![]() |
super intéressant merci | |||
si tu veux pas payer d'impôts, il faut vivre à Monaco![]() |
| trasco Déclopé depuis le 01-05-2006 ![]() |
Je dirais simplement que dans ce domaine personne ne détient la vérité tant les comportements et réactions sont différents d'un individu à l'autre. Par contre dire que le prix monstrueusement excessif des patchs et autres substituts est un plus pour la réussite du sevrage me dérange un peu... Je vois ça comme des escrocs qui essaient de se faire du fric sur le dos de ceux qui essaient de se libérer d'une addiction. Ils pourraient tout aussi bien fabriquer des clopes si ça devait leur rapporter davantage... Il y a toujours eu des profiteurs pour s'engraisser de la misère des autres. Il suffit de voir combien de charlatans se prétendent tabacologues ou tout simplement psychologues. De la même façon, la consommation et donc la vente de tabac seront interdites du moment où cette consommation coûtera plus de fric qu'elle n'en rapporte. Ce n'est pas le cas actuellement, malgré tout ce qu'on peut nous raconter... Tout le reste, c'est de la littérature...
On peut aussi considérer la vie comme une addiction à l'oxygène... Bon, l'avantage c'est que l'on a depuis bien longtemps trouver le remède contre cette maladie qu'est la vie... Quelques tonnes de bombes sur la tronche et le sevrage est assuré et définitif... --Message edité par trasco le 2006-08-07 20:16:11-- | ||||
| Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité, ne mérite vraiment ni l'une, ni l'autre. Benjamin Franklin Arrêter la clope avant qu'elle nous arrête... |
| YaketiSax |
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| "Je ne veux pas lutter contre la cigarette, je veux vivre sans elle." |
| West |
Je dis simplement que le fait que les patchs soient à ce prix permet de se motiver un peu plus. Oui c'est très cher, mais ça permet de se dire qu'à ce prix là on a pas intérêt à rechuter tout de suite !!! Donc OK ces escrocs se font plein de frics mais en attendant on était pas obligés de se mettre à fumer. Je comprend que ça puisse choquer comme discours, mais la clope reste un choix à la base, c'est une addiction acquise (pas comme l'addiction à l'oxygène ! ) il faut en assumer les conséquences jusqu'au bout. Ce n'est pas simple d'arrêter le tabac, ça coûte à tout point de vue. Mais la finalité en vaut la peine. |
| trasco Déclopé depuis le 01-05-2006 ![]() |
Non, ce n'est pas simple d'arrêter. Le fait que fumer soit un choix à la base ne dédouane en rien ceux qui fabriquent les clopes et y mettent des saletés pour rendre encore plus accrocs ceux qui ont le malheur d'y toucher. La consommation de drogues "dures" est aussi un choix à la base, ça n'excuse en rien les trafiquants... Pour moi, ceux qui vendent très chers et sans raison des produits qui peuvent aider à se sortir du tabagisme, sont aussi responsables que ceux qui fabriquent les clopes... Tout ce beau monde bénéficiant bien sûr de la complicité bienveillante de l'état hypocrite. --Message edité par trasco le 2006-08-07 22:26:51-- | |||
| Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité, ne mérite vraiment ni l'une, ni l'autre. Benjamin Franklin Arrêter la clope avant qu'elle nous arrête... |
| West |
Je ne dis pas le contraire Trasco. Je suis d'accord avec toi, je me place juste sous un autre angle et, par exemple, pour quelqu'un qui n'est pas immensément riche, dépenser 90 euro pour des substituts ça peut peut-être éviter de rechuter tout de suite, c'est juste une question de ne pas jeter l'argent par les fenêtres !!! Ca peut être un argument de motivation supplémentaire. |
| YaketiSax |
Pour te "suivres, c'est plutôt coton!"....qu'est-ce que ça veut dire, ça? ..."POUR EVITER DE RECHUTER TOUT DE SUITE"? Je crois, ici, faut un langage CLAIR!: Ou "JE" RECHUTE, OU "JE" NE RECHUTE PAS, il n'y a pas 36 échapatoires...... ou Alors y a qu'a "mettre des "notes", comme il y a trente ans dans les lycées.....un 19/20, si tu tiens un an, et un 12/20 si tu "tiens " 6 mois........etc..... Mais, bon, ce n'est plus un sevrage, c'est un "sondage"..... ![]() | ||||
| "Je ne veux pas lutter contre la cigarette, je veux vivre sans elle." |
| West |
C'est pas gagné pour tout le monde |
| West |
je n'ai rien compris à ce que tu dis |
| YaketiSax |
C'est normal!..je suis "Trop Clair"! ....alors ça vaporise des bulles de Perrier dans les yeux!.... | ||||
| "Je ne veux pas lutter contre la cigarette, je veux vivre sans elle." |
| West |
?????????????????????????????????????????????????????????????? Je dois être complètement idiot, je comprend toujours rien.... Si c'est ça pour toi être clair......... ![]() |
| YaketiSax |
AH AH AH!..Il y en a UN qui a les mêmes idées que Toi!..... Là, tu remplaces ALCOOL par TABAC!... Ben Voyons!......Pourquoi faire compliqué et ennuyeux, quand on peut "EXTREMES"?..... http://fr.news.yahoo.com/04082006/202/augmenter-les-prix-de-l-alcool-pour-empecher-les-pauvres.html | ||||
| "Je ne veux pas lutter contre la cigarette, je veux vivre sans elle." |
| West |
Je trouve désagréable ta façon de mettre des smileys qui se marrent comme ça, tu es en train de te fiche de moi ou quoi ???? Je pensais que ce forum était un lieu d'échange d'idées et d'opinions, je ne pensais pas que c'était un lieu de foutage de gu***e. Ciao |
| garik Ci gît Garik et ça le fait bien chier ![]() |
je vous conseil fortement d'en rester là, et l'un et l'autre. Trasco je veux pas t'entendre mon ami | ||||
| Ce qui ne vous tue pas, vous rend plus fort |
| Randall |
Bonjour le club, Par hasard je tombe sur votre forum, et le mai de Yarik me concernant. J'interviens en entreprise et avec une approche purement psychocognitive, OK. Je déconseille les patchs et autres gommes, car ils me semblent plus facteur de rechute que de succès. Et comme je rembourse en cas d'insuccès - mon intérêt pour le taux de réussite est fort vous me comprenez... Comprendre pourquoi les palliatifs nicotiniques induisent la rechute m'a pris un peu de temps. Je suis parti du constat et ai ensuite cherché un modèle théorique, pas l'inverse. Il n'y a rien de dogmatique dans mon approche ! Les patchs ne permettent pas de résoudre la question du fumeur : quand serai-je libre, défintivement. Ceci ne se développe qu'au fil du temps et malheureusement la rechute arrive un jour par mégarde... Le problème est moins d'arrêter de fumer que de ne pas reprendre hein ! Et ne pas reprendre, cela relève d'un apprentissage (merci Pr Molimard). Et pour apprendre ça, les patchs sont contre-productifs : ils empêchent l'apprentissage en procurant une illusion confortable qu'on en est sorti alors que ce n'est pas encore réalisé. Si d'aucuns ont arrêté avec les patchs, mon idée est qu'il seraient arrivé à un résultat similaire sans, ou avec une autre aide. La différence entre la Nicorette et son placebo, en termes d'arrêt à 24 mois est de 3% (selon les propres références de Pfizer dans sa notice). Bref un cheveu, qui n'est pas vraiment significatif. Si l'on écarte les palliatifs nicotiniques et les autres aides médicamenteuses pour les mêmes raisons, alors que reste t-il comme solution ? That is the question. Allen Carr, Comby dans leurs bouquin en proposent, d'autres aussi. Je me situe dans cette mouvance non médicale, qui obtient d'excellents résultats, comparativement du moins : de l'ordre d'une chance sur 2 d'en finir une bonne fois pour toutes. Les chiffres existent, mais on les étouffe pour protéger certains intérêts et aussi parce qu'ils ne sont pas établis selon les canons de la preuve médicale. Mais ces standards ne sont pertinents que pour des traitements médicaux, mon travail n'en relève pas. Pour plus d'info, voyez mes tablogs. Luc DUSSART | |||
| [url=http://luc.dussart.org] |
| Randall |
Pardon pour ma réponse si tardive. Les cas particuliers sont ceux de fumeurs atteints de 'comorbidité' comme disent les blouses blanches. Je ne considère pas les fumeurs comme des 'MALADES' et cela est préférable, toujours, même pour ceux qui savent qu'ils le sont parce qu'un diagnotic l'indique. Mais certains fumeurs qui participent à mes formations sont effectivement mal en point, soit physiquement, soit psychiquement. Dans ces cas, ma position actuelle (et elle pourrait changer à l'avenir), c'est de déconseiller quand même la nicotine pharmaceutique. Par contre il se peut que ce que je nomme vulgairement les 'débalastages' dus au sevrage, à la détoxination, soient un peu hard. On peut envisager un accompagnement avec un professionnel. Un exemple ? Un fumeur bien dans sa tête la journée (faire face aux envies n'est pas un problème insurmontable) mais sujets à des insomnies sévères au point d'être patraque au travail. On peut envisager une aide au sommeil, par des trucs de grand-mère ou de la chimie plus officielle. Je propose que l'on distingue, dans les premières semaines du sevrage, ce qui relève des symptomes physiques de la gestion du manque; c'est cette dernière qui est visée avec les palliatifs nicotiniques de confort. Mais ce confort est un piège : il freine l'apprentissage de la capacité à faire face sereinement à une envie de fumer, envie qui pourra survenir des mois et des années après la toute dernière bouffée. Chercher à biaiser avec cela, c'est se mettre en danger de rechute : car le manque est imperceptible en termes de sensation physique. Du moins généralement, hors ces 'cas particuliers' où un gros fumeur sent comme un petit gratouillis du côté du foie le plus souvent. La question que je me suis posée dans ces cas 'limite', où c'était vraiment une épreuve, est celle de l'intérêt d'un sevrage 'à sec', comme Coluche l'a fait pour l'héroine ou Cocteau avec l'opium (lire son récit, c'est effrayant !). J'en suis actuellement - et provisoirement ? - arrivé à la conclusion que même dans ces cas là, l'usage de palliatifs nicotiniques n'était pas à recommander. Cela peut rendre le sevrage plus durable, quand on a vraiment souffert, on est un peu mieux immunisé : plus jamais ça ! Mais cette position est à compléter par la remarque que cela ne marche pas à tous les coups, et notoirement pour ces cas compliqués. Il convient en cas d'insuccès de procéder à un diagnostic de ce qui interdit le sevrage, et ce n'est pas dans mes compétences. Les palliatifs nicotiniques restent une option entre les mains du médecin dans le cadre d'une prise en charge complexe : par exemple pour quelqu'un qui vient de faire un accident vasculaire cérébral. En résumé, pour l'immense majorité des fumeurs en bonne santé et des malades pour lesquels la formation peut être mise en application, la nicotine pharmaceutique est déconseillée. En cas d'insuccès, cela reste une option, en deuxième intention. La nicotine pharmaceutique n'est efficace pour l'arrêt qu'accompagnée par une prise en charge de nature psychthérapeutique.
C'est précisément la raison pour laquelle le remboursement envisagé par le gouvernement doit être considéré comme de la tactique électorale. La CNAM a étudié la question et en a conclu, c'est connu et accepté, que rembourser n'aide pas à l'arrêt. D'autres études ont montré que le coût des palliatifs nicotinqiues était une fausse bonne question.
Bonne remarque, mais si l'addiction au jeu ou à internet est une maladie, je me demande encore quelles molécules chimiques on va inventer pour les traiter. Des labos sont sur le coup, bien sûr, c'est leur job. Mais les animaux n'étant pas des hommes, on aura du mal à faire des tests sur eux, et c'est un passage un peu obligé dans l'invention d'un nouveau principe actif... L'approche psychocognitive mériterait ces budgets en priorité !
Oui, vaste question, où commence et où s'arrête la maladie ? J'ai aimé lire l'ouvrage de François Jullien : Nourrir sa vie, à l'écart du bonheur (Seuil ou Gallimard je crois). On a beaucoup de mal à définir la Santé. En tout cas, comme champion du monde de foot, l'ami Barthez ne saurait être considéré a priori comme 'malade' au sens habituel du terme. C'est une dérive commerciale des labos que d'inventer des maladies ! On a le cas avec la relation avec l'alimentation (cf. le Rimonabant, retoqué un peu partout pour l'obésité). A tout vouloir régenter, sans limites, la médedine est en train de se décrédibiliser en tant que pratique et que science. La médecine pour ce qui est organique oui, pour ce qui est mental et psychique, la discipline de référence est la psychologie. Mais il y a moins de profit à faire et on est dans un monde régulé par l'économie. Autre vaste sujet ! | |||||||
| [url=http://luc.dussart.org] |
céline![]() |
Holà! Les premières semaines, je suis en plein dedans, les premiers jours, même. Je suis aux substitus de nicotine, et je peux t'assurer que c'est ce qui me fait tenir. De là à parler de "confort", faut pas pousser. Car même avec une dose suffisante de nicotine, "faire face aux envies de fumer" n'est parfois pas loin de me parraitre insurmontable! On fait ce qu'on peut avec ce qu'on est, et "déconseiller" quoi que ce soit (mis à part peut-être l'usage de cocaïne pour pallier à la nicotine ) ne me parrait pas pertinent. Bon, je passe sur le "petit gratoullis", je suis en plein sevrage et je pourrais me montrer par trop agressive, ce qui n'est pas mon intention. Mais, si j'ai bien compris, je viens juste de réussir à me passer de cette s..., et je suis déjà en danger de rechute parceque j'estime que je ne dois pas nécessairement passer par les pires souffrances? Et que ça peut arriver des années après, cette grosse envie de fumer, et que comme j'ai pas morflé comme une grande sans aide pharmaceutique, je risque encore plus de tomber dedans? Ben tant pis, je reste sous pastilles de nicotine à vie, c'est pas dégueu et c'est bien mieux que les clopes pour ma petite santé! | ||||
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Cathy![]() |
Les gommes m'ont vraiment aidé la première semaine , je dirais même que sans elles je n'aurais pas tenu. Par la suite on tient plus "facilement" sans substitut face aux envies. C'est mon avis perso | |||
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